Les réflexions se trouvent ici : https://blogs.mediapart.fr/pascal-levoyer/blog/210526/nouvelle-france-anatomie-d-un-contresens-politique

Moi je ne fais que commenter ainsi :
Cela m’étonne toujours de sentir que je suis de gauche parce que c’est là que les idées ont souvent été produites (et que j’aime les idées). Surtout dans le bain culturel de mon enfance et mon adolescence : post soixante huitard… La droite s’est toujours caractérisée par son absence d’idées nouvelles. Elle le revendiquait même, et c’est finalement tout à son honneur d’assumer « la réaction ».
Aujourd’hui une grande partie de la gauche institutionnelle a adopté la même posture, l’union des gauches en est rendue impossible. La fracture n’est plus entre la sociale-démocratie et l’anticapitalisme, où là on peut s’entendre – temporairement au moins – mais entre une gauche qui n’est plus que déclarative ayant renoncé à créer des idées (elle ne veut plus que réguler, avec des données sans adéquation avec la réalité d’aujourd’hui), et une gauche qui essaie d’acter l’existence de cette Nouvelle France et sa réalité. Pas d’accord possible : c’est une réalité qui est refusée par les premiers que les seconds entendent travailler. Ça n’est pas que les solutions qui diffèrent, c’est le rapport même au réel qui dissone.
Maintenant il s’agit de se demander quels sont les camps – il faudra peut-être voter un de ces jours… Puisque notre démocratie fonctionne ainsi. Et malgré quelques écolos bien trempés, le seul camp qui a une colonne vertébrale c’est LFI. C’est dommage qu’il n’y en ait pas d’autre à gauche. Mais je ne vois pas comment avancer, critiquer, combattre, militer, si ça n’est pas au moins un « camp » qui prendrait acte de la réalité qui est au pouvoir. Je n’aime pas ce système mais les seules bases pour en sortir sont : soit une révolution dure dont on ne sait jamais ce qui peut en sortir, soit un parti social démocrate bourré de défauts qui a l’avantage de ne pas nier la réalité.